Des mots sur des maux

WAKE UP - YOU! .. .it is time, it is high time, as long as it is time!

Copier/Coller d'un message d'alerte de Cécile Moutte de "Ensemble pour une santé solidaire"

Encore une fois, une annonce tellement énorme qu'on a du mal à y croire nous tombe dessus, sans crier gare : un rapport de Claude Evin, directeur de l'ARS d'Ile de France, remis à la mi-juillet aux responsables des hôpitaux, et révélé par le Parisien du 5 septembre, préconiserait de ne conserver qu'un seul hôpital par département avec l'ensemble du plateau technique de chirurgie, d'imagerie et de biologie fonctionnant la nuit, les week-ends et les jours fériés.

Soit une réduction de 54 services de permanence nocturne à … 7 ! Un par département. (qui comptent chacun de 1,2 à 1,5 millions d'habitants…)

Comme d'habitude, les arguments invoqués semblent tout droit tirés du « petit chaperon rouge » … C'est pour mieux te soigner mon enfant.

Sachant que, chaque année, entre 40 et 50 000 interventions chirurgicales de nuit –donc d'urgence- sont réalisées… cela ferait une moyenne de 600 interventions par semaine et par établissement, pour les 7 restants. Presque 100 par nuit

« Nous ne sommes pas là pour répondre à des objectifs de productivité, nous sommes présents pour répondre à l'inattendu et à l'imprévisible, pour répondre à ce qui n'est pas programmable. » s'insurge le porte parole des Urgentistes, Christophe Prudhomme.

Il semble qu'en Sarkozie, l'urgence doive se soumettre à la volonté d'Etat. Infarctus, hémorragies, accidents, accouchements, sont désormais priés de survenir aux jours et heures ouvrables.

Il semble aussi que nous devions nous habituer à une nouvelle gouvernance, où les projets se construisent on ne sait comment, ni avec qui, ni sur quels critères, dans une totale opacité.

Comme un bonimenteur qui arnaque le badaud avec un jeu de gobelets truqué, la stratégie gouvernementale joue sur une pseudo-information indirecte et biaisée, qui entretient la confusion.

Une seule certitude dans ce chaos : comme nous le redoutions, les Agences Régionales de Santé, mercenaires du gouvernement, s'occupent de liquider l'hôpital public, avec zèle, et sans états d'âme.

Nous, usagers, demandons à tous les responsables, politiques, institutionnels, professionnels, d'avoir des états d'âme, et de réagir, en leur âme et conscience, avant d'y être obligés par les familles des futures victimes de cette « réorganisation ».

 Kro-Nic, est un précaire-résistant, mais avec le temps, sa résistance est elle même devenue précaire,ici sont, et seront jetés ses mots, des mots qui décrivent, nos maux

Fonctionnaire? vous avez dit fonctionnaire?

Et revoilà Kro , Kro Nike pour sa chronique,
Un texte sans auteur, une définition de mot, façon Larousse en plus long et en plus engagé…un exercice de style, et du style c'est pas ce qui me manque (mdr)

Fonctionnaire, c'est quoi?
D'accord ils font grève, d'accord on les considère comme des
feignasses mais un fonctionnaire c'est quoi ?

Réponse….non, réponseS

Une infirmière (Celle qui vous fera votre toilette quand vous
serez incontinent en plus, privé de couches culottes, précarité oblige)
Un Soldat (Celui qui mettra sa vie en jeu pour défendre vos
choix politiques privés, c'est pas pour rien que l'ont nous met dans l'isoloir au moment d'un vote……..
Un policier (Celui qui vous protégera contre les " sauvageons "
qui viennent abîmer les jolies voitures privées)
Un conducteur de Train (Celui qui vous emmène dans votre
villégiature privée pour pas très cher et sans danger)
Un agent des impôts (non pas celui de l'I.S.F) (Celui qui fait fonctionner l'Etat grâce à cet argent que le privé a tant de mal à gagner)
Un facteur (Celui qui amène chez vous au bout de la France les
colis privés des cadeaux de noël de papy mamy)
Un prof (Celui qui vous permet d'apprendre gratuitement ce que
vous mettrez en pratique dans le privé)
Une institutrice (Celle qui mouche vos chers bambins privés et
reçoit les insultes publiques)
Un juge (Celui qui gèrera votre divorce privé, et vous condamneras après votre grève illicite )
Un pompier (Celui pour qui la devise est " sauver ou périr " et
qui périra pour sauver votre vie privée et votre maison privée
perdue en plein maquis avec un branchement et un kWh EDF au
même prix)
Un agent de la sécu (Celui qui se fera ch... dans un bureau
pour vous rembourser vos tranquillisants privés)
Un agent des Assedic ( m'enfin du pôle emplois) Celui qui fera avancer votre dossier de
chômage quand le privé vous aura foutu dehors
Un technicien EDF (Celui qui remettra le courant pour que vous
regardiez vos DVD privés après la tempête)
Une sage femme (Celle qui ne se prive pas de galérer pour faire
naître vos futurs cadres privés ou chômeurs publics )
Un directeur d'hôpital ( Celui qui se bat pour soigner
gratuitement votre surmenage privé)
Un conducteur de metro (Celui qui vous conduit au tarif le
moins cher d'Europe dans vos boulots privés)
(Celui qui vous emmène 365 jours par an à vos soirées
privées et vous ramène même quand vous êtes bourrés)
L'organisateur de la fête de la musique (Le c... qui organise
votre petite soirée sympa du 21 juin)

Et bien sur tous les sans grades, qui ramassent vos ordures,
nettoient les parcs, améliorent les forêts, recherchent de
nouvelles technologies, transportent votre nourriture la nuit
quand vous dormez (encore le train), font tourner les
centrales électriques, aiguillent les avions, organisent les
élections, donnent à manger dans les cantines
scolaires,plantent des fleurs dans les villes, font des
émissions de télé a la solde des privés , vous donnent la météo (aux avions privés et aussi et surtout aux marins privés !! )
.Alors maudissez les, injuriez les, rejetez les!!!!
Mais………..il y a un " mais ", plein de " mais "…car,
Un monde sans fonctionnaire fonctionnera-t-il mieux?
Par contre y'a des fonctionnaires qui… " !!??gr !oh?non ! " (c'est juste pour rester polie) par exemple nos ministres, députes sénateurs……….. mais ca c'est un autre monde

VIVE LE SERVICE PUBLIC A LA FRANÇAISE!!!!

Mal logés, ils sont des millions, des hommes, des femmes, des enfants...

Aujourd'hui, Kro Nike vous propose une réflexion, histoire de chatouiller un peu vos neurones et de vous éviter Alzheimer.
Le théme de la réflexion d'aujourd'hui est
Les hôtels pour les mal-logés et les sans-logis

Hôtel pour les mal-logés = taudis
Depuis des mois, souvent des années ils vivent avec leurs enfants dans des hotels.
Les chambres son petites, vétustes, souvent insalubres ... Il y a des cafards, des souris et même des rats dans certains établissements.
Il est très difficile de faire à manger, de laver le linge, de faire les devoirs pour les enfants, car il n'y a pas assez de place. Souvent, la cuisine est interdite. Un surpeuplement permanent.

Hôtel = danger
Ils ont peur, tout le temps, car ces hôtels sont des torches potentielles si le feu prend dans la cage d'escalier. Et s'il y a le feu, nous sommes pris au piège, parfois on en parle comme dans l'hôtel Opéra, où 25 enfants et adultes ont péri en avril 2005, parfois pas.

Hôtel = précarité
Nous pouvons être expulsés et mis à la rue du jour au lendemain, même si nous sommes là depuis parfois des années. En effet, le jour où les services sociaux de la Mairie de Paris ou de la Préfecture de Paris arrêtent de payer, l'hôtelier nous met à la porte. Alors nous devons résister à la pression permanente de l'expulsion et exiger un jugement, et lutter pour un vrai relogement. C'est ce que nous avons fait dans trois hôtels parisiens, dans le 11e et le 20e, hôtel Voltaire, hôtel Sedaine et hôtel Réuni, très peu d'entre nous on été relogés dans de vrais logement, d'autre ont été relogé dans d'autre hôtels, mais pour d'autre ce fut la rue.

Hôtel = gaspillage
Pour loger une familles avec 3 enfants, il faut deux chambres. Cela coûte au minimum 80 € par jour, soit 2400 € par mois, soit 29800 € par an. La charge de la famille est de 3000€ par an, soit pour la collectivité une charge de 26800€

Tout cet argent qui enrichi les marchands de sommeil, pourquoi ne pas l'utiliser à faire des logements sociaux ou à louer de vrais logements dans le parc locatif privé ?
A Londres, où la crise du logement est aussi très sévère, ils ont arrêté de loger les familles dans des hôtels (bed en Breakfast) depuis 1996, et ils louent des logements . C'est plus économique et plus humain.
La loi de réquisition, pourquoi ne pas l'appliquer ?

Une table ronde avec l'ensemble des ministres concernés
Ça serait pas une bonne idée ?qu' il nous invite, nous les précaires, pour une rencontre du troisième type, pour un vrai travail de concertation.

Exigeons des logements pas des hôtels ni des foyers ! - L'application de la loi de réquisition - Le Droit au logement pour tous et opposable - Pas d'expulsion, des relogements ! - Le relogement sans condition.

Allez assez de tourne-méninge pour aujourd'hui, une aspirine et au lit, le type que t'as croisé tout à l'heure, là en bas de chez toi t'es sur, qu'il en a un de lit ?

Kro vous salut, et vous en sert une paire…..de lacet bien sur !

Integration... EH? you're integration toa!

Largement inspirée d'un texte paru dans Libé, écrit par un Monsieur Winckler, journaliste et écrivain de son état.

Le ministre de l'Intérieur souhaite faire de l'ignorance une condition d'intégration.

Pour Nicolas Sarkozy, il est concevable de régulariser les papiers des immigrants en situation irrégulière à condition que leurs enfants soient primo scolarisés, deuzio nés en France et tertio ne parlent pas la langue de leur pays d'origine (ailleurs, j'ai lu "n'aient aucun lien avec leur pays d'origine").

Primo : "Nés en France", cela va sans dire. Même si, contrairement à ce que je pensais jusqu'à aujourd'hui, en droit, une personne née en France n'est française que si un de ses parents est lui-même français... Les enfants nés en France qui y résident depuis plus de cinq ans peuvent demander la nationalité française... à partir de l'âge de 16 ans. Ça donne le temps de les reconduire à la frontière.

Deuzio : "Scolarisés", est-ce qu'il faut vraiment le préciser ? L'école républicaine est là pour accueillir tout le monde (sauf les filles voilées, bien entendu). L'instruction est gratuite, laïque et obligatoire. Notez bien que, s'ils sont seulement scolarisés (mais pas nés en France), ça ne vaut pas.

Voici ce qui vient de se passer au Mans, la ville d'où j'écris. "Des policiers français, accompagnés d'une traductrice, sont venus chercher dans une école maternelle du Mans deux petits frères kurdes de 3 et 6 ans, dont la mère était en cours de reconduite à la frontière après le dépôt d'une demande d'asile politique. Le directeur de l'établissement a remis les enfants aux policiers après avoir obtenu le feu vert de sa hiérarchie. Les enfants étaient scolarisés dans cette école depuis mars dernier. "Les deux petits commençaient à s'intégrer. [...] Ça nous a choqués. Venir dans une école, ça ne se fait pas", a témoigné une enseignante... Des parents, des professeurs, des associations se sont mobilisés dans plusieurs villes pour empêcher des expulsions d'enfants clandestins" (dépêche d'agence).

Certes, la mère a déjà fait une demande d'asile politique en Norvège et, d'après les accords européens, c'est le premier pays sollicité qui doit traiter la demande. Mais était-il nécessaire d'aller faire chercher les enfants à l'école en milieu de journée par des policiers ? Etait-il inconcevable que la mère elle-même (accompagnée, au besoin, par une policière en civil, si on avait peur qu'elle s'éclipse) aille les chercher à la sortie de l'école ? Etait-il inconcevable que la situation soit expliquée aux enseignants et aux autres enfants ­ au lieu d'agir selon une procédure qui rappelle furieusement l'Occupation et la collaboration ?

A mes yeux de citoyen, ces enfants kurdes ont subi la même violence que les enfants juifs complaisamment raflés pendant la Seconde Guerre mondiale. Soixante ans après Vichy, les forces de l'ordre, au lieu d'être les garantes des libertés, sont encore et toujours l'instrument d'un gouvernement qui ne s'embarrasse pas de respect de l'individu.

Tertio : "La langue du pays d'origine" ­ c'est sur ce point que la "pensée" de Nicolas Sarkozy est la plus claire. Faire de la méconnaissance de la langue du pays d'origine (ou l'"absence de tout lien avec le pays d'origine") par les enfants nés en France une condition à la régularisation des familles, ce n'est pas seulement monstrueux, c'est aussi d'une grande perversité.

Car tout enfant d'immigrant entend ses parents parler leur langue d'origine, la comprend, et la parle lui aussi. Même s'il apprend à l'école la langue du pays d'accueil. Il ne peut pas en être autrement à moins d'interdire aux parents de parler leur langue maternelle devant leurs enfants, et de ne s'adresser à eux que dans une langue d'accueil qu'ils maîtrisent le plus souvent très mal. Et ce serait d'autant plus stupide de le faire que les enfants sont souvent en eux-mêmes le principal vecteur d'intégration des parents : parlant les deux langues ils deviennent "les interprètes" de leurs parents.

Moi qui en 1962 ai émigré avec mes parents en Israël, pays dont je ne connaissais pas la langue, j'en sais quelque chose : au bout de quelques mois, mon frère et moi, qui avions respectivement 7 et 6 ans, parlions mieux l'hébreu que nos parents. Et s'il avait fallu que nous "cessions" de parler le français ?

Question : si un citoyen venu d'un pays anglophone demandait l'asile politique en France en raison de persécutions exercées sur lui par le gouvernement Bush, préciserait-on comme condition que ses enfants ne parlent jamais l'anglais ? Leur interdirait-on de prendre l'anglais comme première langue dans un collège ou un lycée républicain ? Et si un enfant de réfugié chinois né en France décide d'étudier le chinois au lycée, va-t-on l'empêcher de le faire ? Jusqu'à quel âge ces enfants seront-ils privés de tout contact avec leur pays ou leur culture d'origine ? Et dans la mesure où leur premier lien avec cette culture, cette langue, ce pays est représenté par leurs parents, Monsieur Sarkozy veut-il dire que les enfants pourraient être gardés en France, mais que, pour bien faire, les parents en seraient, eux, expulsés ?

Interdire à quelqu'un de parler sa langue ou la langue de ses parents, c'est cruel et c'est barbare. Faire de l'ignorance (ou du mensonge) une condition d'intégration, c'est pervers et monstrueux. Et, en pratique, ce n'est pas seulement monstrueux, barbare et pervers. C'est aussi très, très con. Il est impossible qu'un enfant ignore ses origines culturelles ­ la langue d'origine en est non seulement le coeur mais aussi le vecteur. Et on peut se demander si Nicolas Sarkozy, qui n'hésite jamais à rappeler qu'il est lui-même issu d'une famille d'immigrés, ignore tout de la langue de ses ancêtres. En tout cas, le langage politique du ministre de l'Intérieur n'a rien de maternel. Ce n'est pas un langage, d'ailleurs. Un langage, c'est un outil de communication, d'échange, de partage, d'intelligence.

Quatre mots totalement... "étrangers" à Nicolas Sarkozy.

Martin WINCKLER, un auteur à découvrir, un vrai, un témoin de notre temps,
Derniers ouvrages parus : Camisoles (édition Fleuve Noir, janvier 2006) et J'ai mal là (édition les Petits Matins, mars 2006).

Sur ce, Kro …mais non pas nembourg…..Nike..N I K E et si t'insistes tu la prend dans le……..ma nike !