Contre la misère et toutes les précarités

Il faudra bien être écouté

Nous sommes les "SansRien" nous ne cesserons jamais de RÉSISTER.


Peut-être que cela changera les choses, peut-être pas, mais nous nous donnons une chance d’aller vers une révolution, sans bain de sang, sans fusil, juste avec vous, mettre en place une grande chaine humaine, relayée partout, ensemble nous remettrons l’humain au centre de tout, car malgré tout ce qui est dit, malgré de grand mouvement populiste, personne n’a pris la peine de nous écouter, nous, la France « d’en bas », les « sans dent », ou ceux qui ne sont « rien » jamais.
Bien sûr beaucoup à force de palabre ont fait croire « que » mais vous, comme moi, savons bien, que personne n’a jamais pris la peine de nous entendre, tous, n’ont fait que parler en notre nom, dire que « nous ne voulons plus ceci, nous voulons cela » sans savoir, sans comprendre, qui nous étions, et quelles étaient nos priorités.
 
 
 Tout d’abord, jamais, aucun des services publics, n’a eu la vocation d’être rentable. 

Cette notion même de « rentabilité » doit faire se retourner dans leurs tombes, nos arrières grands parents, qui se sont battus et ont versés des larmes et du sang, pour que naissent hôpital, école, sécu, caf, transports publics, télévisions et radios, la poste et EDF, sans oublier les conservatoires et la Comédie française.
 
Ce terme « rentabilité » ils le prendraient comme une insulte !
 
Et puis, la place faite aux malades, aux handicapés, le recul de la loi sur l’accessibilité, et les moyens de survivance des malades et handicapés (20% au-dessous du seuil de pauvreté).
Et que dire du respect de la dignité, quand une personne reste plus de 4h dans des couches souillées, car il lui faut attendre le retour de son auxiliaire de vie, qui intervient 2h/jour 45mn le matin pour le « lever, laver, manger » 15mn pour la préparation du repas du midi prit à 11h30, et 45mn pour le « manger, laver, coucher » 15mn de préparation, repas du soir à 17h30 !  Encore une vaste fumisterie que l’hospitalisation à domicile ! ...car les moyens matériel et humain ne sont donnés qu’au compte-goutte…et encore. Ça vous étonne que pour beaucoup la mort serait une délivrance ?? qui voudrait vivre dans ces conditions-là ? qui ? ...vous ?
 
Que dire de l’accessibilité, des transports, de l’accès aux salles de spectacle, bar, restau, le boulanger du coin qui nous sert sur le pas de la porte, il y aurait des pages et pages si il fallait lister les injustices dont les personnes handicapées, malades, sont victimes aujourd’hui….en même temps qu’importe on a pas d’sous pour les restaurants, encore moins pour les vacances, juste attendre que la mort arrive. La nouvelle génération des morts vivants, puisque sans vie.
 
Parce que la situation l’exige, parce que si nous ne faisons rien, nous allons mourir, parce que nous mourrons déjà, parce que l’espoir même, pour beaucoup n’est plus qu’un mot, vide de sens…il est grand temps d’essayer de changer les choses, d’en finir avec le « c’est comme ça, on y peut rien ».
Il serait trop facile pour certains de se dédouaner en disant « je ne savais pas »
La désespérance est partout, la misère, la précarité sont endémiques, mais la colère aussi, et nous sommes là pour relever les gens, leur dire qu’ils ne sont pas seuls, et que, s’ils le veulent, ensemble, nous pouvons changer tout cela.
 
Le « changement », ne peut venir que de NOUS, le peuple.
 
Quand une maman, après être venue demander de l’aide aux services sociaux, se voit « enlever » ses enfants, seule réponse à sa désespérance, alors que son seul délit est …la précarité.
Quand une famille entière est expulsée de son logement, simplement parce que, au fil des années de galère, les loyers en retard se sont accumulés, quand une dame de 68 ans s’entend dire que si elle n’arrive pas à payer son électricité, c’est qu’elle gère mal son budget, de 470€/mois et « qu’ont » va l’aider, mais qu’elle sera sous tutelle…..
La peur, la colère, le sentiment d’injustice s’accroît et se repend.
Nous, sommes en mesure d’aider, pour que jamais personne ne puisse par peur, refuser de franchir la porte des CCAS, faire que chacun reçoivent les réponses les mieux adaptées, aider à ce que les réquisitions de logement ne soient plus un vœu pieu, mais une réalité de terrain, il n’existe personne qui ne sache « rien » faire, valorisez les « savoirs », impliquer les gens dans des projets, proposer des ateliers, de dessin, d’écriture…de réparation de vélo, d’électroménager, de cuisine, récoltons les invendus en demandant aux mairies de nous « légitimer » auprès des vendeurs, de légumes, fruits, viandes, poissons à la fin des marchés, et redistribuons les ! Proposons aux gens de participer aux rénovations de leur futur logement (cela diminuera les coûts), ouvrons des épiceries sociales, des vestiaires tenus et gérés par nous, dans des locaux mit à notre disposition….et vous verrez, des hommes, des femmes, se réapproprier leur citoyenneté.…..il suffit de les regarder, de les écouter, pour qu’ils redeviennent vivant, et acteur de la société !....nous avons les idées, le savoir-faire, et nous voulons le partager, nous qui n’avons rien, venons vous dire, que oui, un autre monde est possible.
 
Un monde solidaire, ou celui qui peut, fait pour celui qui ne peut plus, ou la valeur « travail » n’est plus la seule qui compte, ou ce n’est pas un compte bancaire qui est le baromètre d’une vie « réussie »
 
Voilà dans son essence, le message que nous voulons faire passer, voilà le message que nous vous demandons de faire passer.

Il faut que nous soyons confrontés à ceux qui sont au pouvoir, afin de les obliger à prendre des engagements clairs, en nous aidant, s’il vous plait, faites de notre combat le vôtre.